Qualité de l'air intérieur : les travaux de l'Anses



Qualité de l'air intérieur : les travaux de l'Anses
" Jusqu’à récemment la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments ne faisait pas partie des préoccupations sanitaires majeures, comme l’est la qualité de l’air extérieur. Pourtant, nous passons, en climat tempéré, en moyenne 85 % de notre temps dans des environnements clos, et une majorité de ce temps dans l’habitat. Différentes sources peuvent être à l’origine de la présence de polluants dans l’air intérieur.
Les principaux polluants de l’air intérieur sont des :
Polluants chimiques : Composés organiques volatils (COV), oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), phtalates etc.
Bio contaminants : moisissures, allergènes domestiques provenant d‘acariens, d’animaux domestiques et de blattes, pollens etc.
Particules et fibres : amiante, fibres minérales artificielles, particules etc.

La présence de ces polluants est issue de différentes sources d’émission : constituants du bâtiment, du mobilier, appareils de combustion (chaudières, poêles, chauffe-eau, etc.), transfert de la pollution extérieure mais dépend également des modes de vie (tabagisme ou présence d’animaux domestiques par exemple).
Depuis quelques années, une attention croissante est portée à ce sujet, avec en particulier la création par les pouvoirs publics, en 2001, de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI).

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L’Agence s’est investie dans le domaine de la qualité de l’air intérieur dès 2004 notamment aux travers de ses activités d’expertise. Une collaboration étroite avec l’OQAI existe depuis. L’Agence participe notamment au conseil de surveillance et au conseil scientifique de l’OQAI.
Les travaux de l’Anses dans le domaine de la qualité de l’air intérieur sont nombreux et variés. Ils couvrent à la fois des environnements intérieurs particuliers - parcs de stationnement couverts (2007 et 2009), piscines (2010)-, l’utilisation de produits de consommation (spirales anti moustiques, 2009), les émissions de composés organiques volatils (COV) issues de matériaux de construction et de décoration (protocole COV 2009), ou l’injection de biogaz (2009) et vont jusqu’à l’évaluation de l’exposition et des risques pour la santé de la population générale et des travailleurs liés à des substances chimiques : éthers de glycols (2008), formaldéhyde (2008), éthanol (2010 et 2011), fibres minérales artificielles (2007). "

Source : www.anses.fr